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30.06.2021

Ecotourisme : valoriser le potentiel ecotouristique des aires protégées du Congo pour attirer davantage de visiteurs

A l’initiative de la Ministre de l’Economie Forestière, Rosalie MATONDO, une réunion de sensibilisation sur le potentiel écotouristique des aires protégées du Congo a été organisée, le 1er juin 2021, dans la salle de conférences du Ministère de l’Economie Forestière, au profit de la Ministre du Tourisme et des Loisirs, Destinée Hermela DOUKAGA, en présence des cadres des deux départements et des agences sous tutelle.


Photo de famille

Objectif de la rencontre ; passer en revue le secteur de la faune et des aires protégées du Congo en présentant le potentiel touristique susceptible d’être valorisé.
De la communication du Directeur Général de l’Agence Congolaise de la Faune et des Aires Protégées(ACFAP), Jean Bosco GANONGO, on retiendra que la République du Congo dispose, à l’heure actuelle, de dix sept aires protégées couvrant une superficie de 3,8 millions d’hectare représentant 11, 37% du territoire national. Elles sont regroupées en quatre parcs nationaux, trois réserves de faune, deux domaines de chasse, une réserve de chasse, trois sanctuaires de grands singes, une réserve forestière (patte d’oie) et une réserve de biosphère ainsi qu’une réserve communautaire.
Et au nombre des atouts que regorgent les aires protégées congolaises, il y a la diversité abondante et varié des espèces rares et uniques de flore et de faune  comme le Sipo, le Wengué, l’Eben, le Limba, l’Okoumé, le Kambala, les gorilles, les éléphants, les buffles, les léopards, les chimpanzés, les bongos, les hippopotames. S’ajoute aussi une faune abondante et diverse avec les espèces comme le perroquet gris, l’aigle pêcheur, les passereaux, la cigogne etc. Autres atouts, évoqué par l’orateur, c’est la présence des partenaires privés, des écogardes et des communautés villageoises dynamiques détentrices d’un riche héritage culturel et d’un savoir-faire traditionnel.
La gestion des aires protégées ne se fait pas sans difficultés au Congo a fait savoir Jean Bosco GANONGO. Parmi les difficultés, on a noté entre autres le braconnage, la connaissance encore insuffisante et parcellaire des ressources et de leur dynamique, l’insuffisance des inventaire de la biodiversité, l’absence des plans d’aménagement et de gestion pour la presque totalité des aires protégées, la précarité des infrastructures d’accès et de séjour des touristes, des chercheurs et du public et l’insuffisance quantitative et qualitative du personnel pour la gestion, le suivi et le contrôle des activités ainsi que la faiblesse de financement de l’Etat et le manque de transparence dans la gestion de financements internationaux et de revenus générés par l’exploitation des ressources.
Les échanges qui ont fait suite à la communication du Directeur général de l’ACFAP ont permis au Ministre du Tourisme et des loisirs ainsi qu’aux cadres de ce département ministériel d’apprendre davantage sur le potentiel écotouristique des aires protégées du Congo à travers notamment le jeu des questions et réponses.
Toutes ces réserves naturelles peuvent devenir rentables pour l’État si la politique de valorisation de l’éco-tourisme est clairement définie et suivie. Le secteur touristique ne représente jusque-là que 3 à 4% du Produit intérieur brut du Congo, loin derrière les secteurs pétrolier (60%) et le bois (6%). « Tous les sites du Congo sont beaux à visiter, avec des paysages magnifiques, des biodiversités riches en termes d’espèces fauniques et floriques. Il faut tout valoriser », a insisté Rosalie Matondo.  
La ministre de tutelle, Destinée Hermella Doukaga, qui s’est montrée rassurante s’engage à mettre en œuvre la feuille définie par le chef de l’État. « Nous sommes tenues de travailler ensemble pour le développement de l’éco-tourisme, qu’il contribue véritablement à l’économie nationale, à la création d’emploi. Des infrastructures de base existent, tout comme l’ACFA et les partenaires privés qui vont nous aider à relever le défi », a assuré la ministre.  
A l’issue de cette rencontre, la Ministre du Tourisme et des Loisirs a exprimé sa gratitude à son homologue de l’Economie Forestière ainsi qu’à ces cadres pour toutes les informations fournies tout en laissant revenir prochainement pour avoir le recueil des textes juridiques et législatifs régissant les aires protégées au Congo.
Pour sa part, la Ministre de l’Economie Forestière a dit vouloir compter sur la collaboration  du département du tourisme et des loisirs pour valoriser ces paysages et ces écosystèmes que possède le Congo.


Auteur : Bienvenu LOUZOLO/Lyne MIKANGOU

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