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26.07.2014

Erosion hydrique : bientôt une stratégie nationale de prévention et d’atténuation

Le problème de l’érosion hydrique qui demeure encore une préoccupation pour les autorités publiques, va sûrement connaître un dénouement avec l’élaboration de la stratégie nationale de prévention et d’atténuation prévue pour l’année 2014. L’information a été donnée à notre rédaction par M. Joseph Léon SAMBA, coordonnateur national du projet « Aménagement d’un bassin versant et stratégie de lutte contre l’érosion hydrique à Brazzaville ».


Véritable problème social, économique et environnemental  en raison de nombreuses conséquences qu’elle induit, l’érosion hydrique constitue l’une de menace à laquelle fait face actuellement l’agglomération de Brazzaville. Les pouvoirs publics qui ont pris la mesure de la situation  entendent juguler ce phénomène qui ne cesse de laisser dans le désarroi de nombreux habitants  dans certains quartiers (exemple du mont Boukiero derrière le château d’eau de Ngamakosso dans le 6ème arrondissement et de Massengo dans le 9ème arrondissement) après la tombée d’averse. Ceci avec le concours de la FAO au travers du projet « Aménagement d’un bassin versant et stratégie de lutte contre l’érosion hydrique à  Brazzaville », financé à hauteur de 422 mille Dollars us et  qui a permis déjà aux consultants nationaux  engagés à cet effet  de produire un certain nombre de documents techniques devant aidés les populations vivants dans les quartiers enclins aux érosions à mieux prévenir voire  atténuer ce phénomène. Il s’agit de guides de bonne pratique, le système d’alerte précoce, le plan d’aménagement d’un bassin versant et la cartographie des bassins versants. Le cloue de ce travail entrepris par les consultants sera  sans nul doute l’élaboration de la stratégie nationale de prévention et d’atténuation de l’érosion hydrique dont la validation est prévue, sauf changement, courant le mois de juillet de cette année. Cette stratégie nationale  une fois disponibilisé sera une première pour le Congo en la matière. Elle  comprendra une partie stratégique comme telle qui va s’étaler sur dix ans et un plan d’action qui sera quinquennal.

Ce projet multisectoriel regroupant  les cadres des ministères de l’urbanisme, des affaires foncières, de l’économie forestière, de l’aménagement du territoire, les mairies d’arrondissements et autres ne s’est pas fait sans difficultés plus précisément  dans sa première phase (de février 2009 à juillet 2010) laquelle a consisté à faire le diagnostic de l’érosion hydrique, la sensibilisation des populations et l’élaboration du document de   la deuxième phase du projet. Celle-ci s’est déroulée de juillet 2011 à juillet 2013 et a porté sur la finalisation des documents de base nécessaires à l’élaboration de la stratégie décennale et du plan d’action quinquennal.

Toutefois,  le caractère particulier des thèmes traités ont soumis la coordination du projet a sollicité des rallonges. Un plaidoyer pour une plus grande intervention des pouvoirs publics dans le processus de prévention et d’atténuation de l’érosion hydrique est sollicité par M. Joseph Léon SAMBA.

L’érosion hydrique d’après le diagnostic établi par les consultants dans la première phase est la résultante de la caducité du Plan National de Développement Urbain (PNDU) et l’absence du plan national d’affection des terres. La non mise à jour de ce cadre règlementaire donne l’occasion à de nombreux citoyens, la poussée démographique aidant, à s’installer la où bon leur semble méprisant souvent le plan de lotissement.

Auteur : Bienvenu LOUZOLO

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