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13.05.2019

Gestion durable de la faune sauvage : L’Union Européenne débloque 2,5 milliards de FCFA

3,8 Millions d’euros soit 2,5 milliards de Francs CFA, tel est le montant alloué par l’Union Européenne au Congo pour promouvoir la gestion durable de la faune sauvage. L’accord du projet y relatif a été signé le 26 mars dernier entre le gouvernement de la République du Congo, représenté par Mme Rosalie MATONDO, Ministre de l’Economie Forestière et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), représentée par Mme Suze Percy Filippini, Représentante de cette institution onusienne au Congo.


La Ministre de l'Economie Forestière, au centre, entourée par la Représentante de la FAO, à gauche, et le Chef de coopération de la DUE, à droite

Cette Cérémonie, qui a eu pour cadre la salle de conférences du Ministère de l’Economie Forestière, s’est déroulée en présence de M Karl RAWERT, Chef de Coopération de la Délégation de l’Union Européenne au Congo (DUE), des députés des circonscriptions électorales de Mokéko, Kabo et Pokola dans le département de la Sangha ainsi que des membres du Cabinet et autres cadres du ministère.
 Le programme qui a fait l’objet de signature entre la République du Congo et la FAO est intitulé gestion communautaire durable de la chasse et de la pêche au sein des concessions forestières. Financé par l’Union Européenne à hauteur de 2,5 milliards de FCFA, ce programme sera mis en œuvre dans le département de la Sangha autour du bassin d’approvisionnement de Ouesso. Et ce pour une durée de cinq ans. Il a pour objectif de contribuer à la conservation de la faune sauvage, des écosystèmes et de leurs services ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie et à la sécurité alimentaires des populations dépendant de ces ressources.
Donnant des indications sur ce programme, M. Joachim KONDI, Coordonnateur des projets et des point focaux et point focal national dudit programme a expliqué que celui-ci répond à un besoin croissant d’appréhender et de gérer les menaces sur la faune à une plus grande échelle. Les études diagnostiques préliminaires seront réalisées dans le bassin de Ouesso. Elles permettront d’identifier les sites les plus propices au test de la stratégie d’intervention choisie pour le projet et à sa mise à l’échelle ultérieure. Et c’est l’Unité Forestière d’Aménagement (UFA) Kabo attribuée à la Congolaise Industrielle du Bois (CIB) qui a été retenue comme site d’intervention pilote. Ceci afin de capitaliser, a renchéri le point focal, les travaux qui ont déjà été menés dans cette zone avec les communautés locales et les concessionnaires forestiers. D’autres sites, a-t-il poursuivi, pourront ensuite bénéficier d’intervention du projet dans la logique de mise à échelle sur réserve de lever de fonds additionnels ou par le biais de partenariats avec d’autres projets et initiatives ayant des objectifs communs opérant dans la zone.
S’exprimant pour la circonstance, le Chef de Coopération de la DUE a indiqué que « ce programme novateur et ambitieux peut aider si l’ensemble des parties prenantes coopèrent et collaborent »
Pour sa part, la Représentante de la FAO au Congo a déclaré que « la mise en œuvre de ce programme contribuera non seulement au Plan national de développement 2018-2022 mais aussi à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) notamment aux ODD 1, 2 et 12 relatifs respectivement à l’éradication de la pauvreté, à la lutte contre la faim et à la consommation et production responsables» .
La Ministre de l’Economie Forestière a, quant à elle, souligné que « malgré l’urgence et la nécessité de mettre en place des dispositifs permettant l’utilisation durable des ressources, il n’en demeure pas que notre approche doit avoir pour fil conducteur, l’implication des populations riveraines en faisant d’elles des acteurs de la conservation». Dès lors, a insisté Mme Rosalie MATONDO, «la conservation au relent répressif n’a plus droit de cité. Le bon sens nous recommande dans un élan de durabilité d’associer les populations à ces actions salutaires en leur proposant des alternatives aux différentes mesures d’interdiction préconisées». Il s’agit par exemple, a expliqué la Ministre, de les encourager et appuyer à développer les activités génératrices de revenus basées sur leurs pratiques. Dans cette perspective, le déploiement de la boite à outils conçu par le ministère avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) est une action à inscrire comme priorité a indiqué Mme Rosalie MATONDO.

Auteur : Bienvenu LOUZOLO

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