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23.01.2018

Les difficultés de transport de bois au Congo examinées par le comité d’alerte interministériel sur la circulation routière

Le comité de pilotage de l’action de circulation sur les routes en République du Congo mis en place par le Premier Ministre Chef du Gouvernement, M. Clément MOUAMBA, s’est réuni le 19 janvier 2018 au Ministère de l’équipement et de l’entretien routier, pour examiner les difficultés actuelles rencontrées par les sociétés forestières dans l’évacuation de bois. Cela, suite à la mesure gouvernementale limitant le tonnage de charge à 30 tonnes sur le tronçon routier allant d’Owando à IYE.


Une vue des membres du comité de pilotage

Co-présidée par les ministres Rosalie MATONDO de l’économie forestière et Emile OUOSSO, de l’équipement et de l’entretien routier, cette réunion a réuni les cadres des ministères membres du comité de pilotage de l’action de circulation sur les routes en République du Congo. Il s’agit notamment des ministères de l’équipement et de l’entretien routier, de l’économie forestière, des transports et celui de l’intérieur et de la décentralisation. 

Ce comité a été mis en place par M. Clément MOUAMBA, Premier Ministre Chef du gouvernement, afin de résoudre tous les problèmes liés à la mise en application de la circulaire limitant le tonnage à 30 tonnes au lieu de 50, sur le tronçon routier Owando-IYE en dégradation très avancée à certains endroits. A cette réunion du 19 janvier, les membres du comité ont échangé exclusivement sur les plaintes exprimées par les sociétés forestières installées au nord du pays. En effet, pour ces grands acteurs de l’économie congolaise, cette mesure retarderait l’évacuation de bois vers les marchés de vente. Ce qui occasionnerait une baisse d’activités et les contraindrait à mettre leurs travailleurs au chômage technique. Car selon les forestiers un grumier vide pèserait environ 18 à 20 tonnes. Dans ces conditions, il serait très moins profitable de ne charger qu’une grume sur un grumier allant du nord Congo au port de Pointe-Noire.

« Cette mesure gouvernementale vise essentiellement à protéger ce tronçon routier construit à l’époque pour de faibles charges », a expliqué le Directeur Général de l’équipement et de l’entretien routier M. Blaise ONANGA. Ainsi face au dilemme entre protéger cette infrastructure routière d’une part, et les entreprises forestières dont les activités profitent à l’économie nationale et à de  milliers de congolais d’autre part, le comité a formulé quelques approches de solution qui seront débattues avec les sociétés forestières. Il s’agit entre autres, de l’ouverture des voies en terre à partir d’Owando ou Makoua, en passant par la Cuvette-Ouest, les Plateaux et la Lékoumou , tout en joignant les routes déjà existantes pour atteindre le port de Pointe-Noire. Les options définitivement retenues seraient financées, a suggéré le Ministre Emile OUOSSO, par les sociétés forestières avec le soutien multiforme de l’Etat, 

Notons qu’à cause de l’étiage, l’option fluviale n’a pas été envisagée. De même,  le transit par le Cameroun ou le Gabon a été écarté à cause de la saturation du port de Douala et de l’interdiction de transport de grumes au Gabon.

Auteur : Hubert Serge BINKOUNDA

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