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3ème édition du FIPAC : Le Président Denis SASSOU N’GUESSO s’insurge contre le phénomène de piraterie des savoirs traditionnels.

Allumés le mardi 04 mars 2014 avec l’ouverture du segment technique par le ministre de l’Economie Forestière et du Développement Durable M. Henri DJOMBO, les lampions de la troisième édition du Forum International sur les Populations Autochtones d’Afrique Centrale (FIPAC 3), se sont éteints à l’issue de la cérémonie de clôture du vendredi 07 mars écoulé.


Ce Forum organisé par le Gouvernement du Congo en collaboration avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), et le Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la Conservation et la Gestion des Ecosystèmes Forestiers d’Afrique Centrale (REPALEAC), a connu la participation de plusieurs institutions sous-régionales et réseaux affilés, des agences du système des Nations Unies et partenaires au développement, des représentants des peuples autochtones de la Guyane anglaise en Amérique du Sud etc.

D’entrée de jeu, il y a lieu de relever les faits majeurs qui ont caractérisé cette troisième édition du Forum International sur les Peuples Autochtones d’Afrique Centrale (FIPAC 3) qui s’est tenu sous le thème : « Populations autochtones, Savoir-faire traditionnels et Economie verte en Afrique Centrale » : d’abord la signature le jeudi 06 mars 2014, par les Présidents Denis SASSOU N’GUESSO du Congo et Idriss DEBY ITNO du Tchad, Président en exercice de la CEEAC, de la Convention de transfert de la gestion du siège du FIPAC par le Gouvernement de la République du Congo à la CEEAC et la COMIFAC. La décoration par le Chef de l’Etat, Grand Maître des Ordres Nationaux, de quinze ouvriers de la première heure, qui sont à l’origine de la tenue du FIPAC.  Ils ont à titre exceptionnels, été élevés au grade de Commandeurs dans l’ordre du Mérite Congolais. Ensuite, l’inauguration suivie de la visite guidée du village FIPAC par les Présidents Denis SASSOU N’GUESSO, Idris DEBY et Thomas BONY YAYI de la République du Benin, arrivé en pleine cérémonie. Par ailleurs, on ne peut passer sous silence, l’honneur fait par le Chef de l’Etat aux peuples autochtones en rehaussant  de sa présence à la soirée culturelle du 06 mars 2014. Enfin, l’ouverture officielle du segment de haut niveau de la 3ème édition du FIPAC le vendredi 07 mars 2014, sous le très haut patronage du Président  de la République, Denis SASSOU N’GUESSO.

Aux distingués invités venus de tous les horizons, le Président Denis SASSOU N’GUESSO visiblement satisfait du cadre qui abrite le siège du FIPAC a déclaré : « Il fait bon vivre ici. Il fait bon vivre dans ce paradis écologique où l’air est si pur et l’environnement si agréable ». Poursuivant son propos, le Chef de l’Etat a également reconnu qu’au village Gangania qui regroupe une forte communauté des populations autochtones, « l’homme est dans la nature et la nature dans l’homme. Je parle de l’homme, de tous les hommes d’ici, certes, mais je parle particulièrement de l’homme autochtone, des peuples autochtones, peuples des origines, dépositaire de notre patrimoine originel ».

Toujours à son auditoire, Denis SASSOU N’GUESSO a expliqué pourquoi le Congo a décidé de créer le FIPAC : « En créant le FIPAC, nous avons voulu proclamer notre foi et notre engagement dans la juste cause de l’épanouissement de ces peuples dignes et respectables, auprès de qui nous avons tant à apprendre ». D’où le choix du thème « Populations autochtones, savoir-faire traditionnels et économie verte ». Voilà pourquoi le Chef de l’Etat s’est permis de dire que ce Forum dont il fonde l’espoir, est donc une nouvelle interpellation de la conscience universelle sur les enjeux multiformes dont sont porteurs  les savoir-faire traditionnels. Et c’est justement l’enjeu de ces savoir-faire traditionnels dans le cadre des droits de la propriété intellectuelle, tout comme l’évaluation du processus de mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique et du Protocole de NAGOYA  de 2010, enfin, la nécessité d’intensifier la lutte contre la bio-piraterie, qui ont figuré parmi les problématiques abordées au cours de cette troisième édition du FIPAC.

A propos de la Convention sur la diversité biologique et du Protocole de NAGOYA, il y a lieu de dire, qu’il s’agit de deux instruments qui accordent aux savoir traditionnels une part juste et équitable des bénéfices tirés de l’exploitation des ressources biologiques. C’est sur ce dernier point que le Chef de l’Etat a dit haut et fort, qu’il s’insurge  contre le phénomène de bio-piraterie. «Il s’agit en réalité d’un véritable scandale. En effet, certains chercheurs et certaines entreprises accaparent les droits sur le matériel biogénétique, les techniques et les savoirs traditionnels. Ils privent ainsi les communautés détentrices de ces ressources ou de ces savoirs de leurs droits légitimes. C’est le cas, hélas, des peuples autochtones et des Etats concernés ».

Enfin, le Président Denis SASSOU N’GUESSO a exprimé la volonté de voir la ville d’Impfondo devenir un véritable carrefour d’échanges, de partage et d’expertises.

Plusieurs organismes et partenaires au développement se sont également exprimés au cours de ce Forum. C’est le cas de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) par l’intermédiaire de son Secrétaire Général, l’Ambassadeur Ahmad ALLAM-MI. La Commission des Forêts de l’Afrique Centrale (COMIFAC) par la voix de son Secrétaire Exécutif Adjoint Martin TADOUM. La Banque Mondiale par sa Représentante Sylvie DOSSOU.  Le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) par son Représentant par intérim, Richard BOUKA, enfin la FAO par la voix de Jean Claude N’GUINGUIRI.

Toutes ces structures ont réaffirmé leur implication et attachement à la promotion du bien-être  des peuples autochtones, car il ne peut y avoir  de forêts sans peuples autochtones qui sont des acteurs capitaux dans la gestion durable de ces forêts et par conséquent, dans l’atténuation des changements climatiques.

Les peuples autochtones il faut le signaler, ont eu voix au chapitre, et c’est leur Ambassadeur au FIPAC KAPUPU DIWA qui a remercié infiniment le Président Denis SASSOU N’GUESSO d’avoir : d’une part, honoré les peuples autochtones en créant le FIPAC  et d’autre part,  associé deux de ses homologues Chefs d’Etat du Benin et du Tchad à cette troisième édition. Face à la situation discriminatoire que connaissent historiquement les autochtones au sein de la communauté nationale, on ne peut s’empêcher de dire qu’un nouveau jour s’est ainsi levé pour ces peuples à Impfondo.

Cette session de haut niveau a été précédée du 04 au 06 mars 2014 par le segment technique présidé par le ministre Henri DJOMBO du Congo, avec à ses côtés, l’honorable Pauline SUKHAI, Ministre de la Guyane Anglaise en charge des questions autochtones, M. Hyacinthe TOUHOUYE, Ministre de l’Economie Forestière, de l’Environnement et du Tourisme de la République Centrafricaine, M. Ahmad ALLAM-MI, Secrétaire Général de la CEEAC, M. Martin TADOU, Secrétaire Exécutif Adjoint de la COMIFAC, Mme Liberate NICAYENZI, Coordonnatrice régionale Adjointe du REPALEAC, sans oublier le Préfet du département de la Likouala Gilbert DJOMBO BOMONDJO.

Au cours de ce segment technique, les participants ont été répartis en cinq groupes de travail selon les thématiques suivantes : Peuples autochtones, savoir-faire traditionnels, cadre juridico-institutionnel, politique et diplomatie. Peuples autochtones, savoir-faire traditionnels, activités économiques et entreprises. Peuples autochtones, savoir-faire traditionnels, recherche, innovation, formation et renforcement des capacités. Peuples autochtones, savoir-faire traditionnels, partenariat et financement. Peuples autochtones, savoir-faire traditionnels et Produits Forestiers Non Ligneux.

Ces groupes de travail avaient pour tâches de discuter et valider les activités principales et les piliers du programme de développement de l’économie des savoir-faire traditionnels en Afrique Centrale, ainsi que la feuille de route post FIPAC 3. A l’issue de cette troisième édition du FIPAC 3, une déclaration des ministres en charge de l’environnement, des eaux, des forêts, de la faune, de la protection et conservation de la nature, du développement durable, des ressources halieutiques, de la culture, des pays membres de la CEEAC-COMIFAC, a été adoptée, tout comme le communiqué final du segment technique et du segment de haut niveau.

Une expérience unique au monde

La date du jeudi 06 mars 2014 a donné un tournant historique au FIPAC. Le transfert de la gestion du siège du FIPAC par le Gouvernement de la République du Congo à la CEEAC est consacré par une Convention dont la lecture a été faite par Laurent TENGO, Conseiller du Chef de l’Etat, Chef du Département Juridique, Administratif et de la Décentralisation. C’est à l’issue de cette lecture, qu’en présence du Président Thomas BONY YAYI de la République du Benin, les Présidents Denis SASSOU N’GUESSO du Congo et Idriss DEBY ITNO du Tchad et Président en exercice de la CEEAC, ont procédé à la signature de ladite  Convention. A partir de cette date du 06 mars 2014, la CEEAC va assurer la gestion et le fonctionnement du FIPAC, et y affectera le personnel qui sera placé sous son autorité directe. Les pays du bassin du Congo viennent ainsi de se doter d’un outil de coopération et d’intégration sous régionale portant sur la question autochtone. Cette expérience unique au monde, a souligné le Ministre Henri DJOMBO, mérite d’être soutenue par les Etats membres, et accompagnée par les partenaires au développement, afin qu’elle puisse atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée.

Expérience unique au monde oui. Voilà pourquoi le Président Denis SASSOU N’GUESSO a exprimé la volonté de voir la ville d’Impfondo devenir un véritable carrefour d’échanges, de partage et d’expériences, de renforcement des capacités et de brassage des peuples non seulement d’Afrique Centrale, mais aussi, d’Afrique et du monde.

Caractéristiques du siège du FIPAC

Totalisant une superficie de 4500m2, le siège du village FIPAC compte trois bâtiments principaux : une salle de réunions de 400 places, un réfectoire de 400 couverts, un dortoir de 120 lits, un amphithéâtre de 700 places, une salle d’exposition, une infirmerie,  des bureaux administratifs et un logement du coordonnateur du site. Il faut ajouter à cette liste, une superficie de 87 ha de forêt qui mérite d’être mise en valeur par de multiples réalisations sur le site.

Auteur : Aurélien-Després TATY /DCV/CAB/MEFDD

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Source : Ministère de l’Economie Forestière et du Développement Durable, 2014

Système de référence : WGS 1984, Zone 33 Sud

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