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Sylviculture

La sous-page "Sylviculture" présente les articles suivants :


Journée Internationale des Volontaires : Plantation d’arbres dans l’arboretum du Service National de Reboisement



M. Anthony OHEMENG BOAMAH, Représentant du PNUD.

La communauté internationale a célébré le 05 décembre 2015, la Journée Internationale des Volontaires sous le thème : « Le monde change, et toi ? Deviens volontaire ! ». Comme l’action est au cœur de la démarche du volontariat, et pour marquer leur engagement en faveur du développement durable, plusieurs organisations de volontaires, sous l’encadrement technique du SNR, ont participé le 04 décembre écoulé, à une activité de plantation d’arbres dans l’arboretum du Service National de Reboisement (SNR), situé dans la forêt de la Patte d’Oie.


Créée par les Nations Unies en 1985, la Journée Internationale des Volontaires souligne l’impact et le potentiel du volontariat pour faire évoluer le monde vers un avenir meilleur.
Dans le cadre de la célébration de cette journée au Congo, une cérémonie officielle s’est déroulée à Brazzaville le 05 décembre 2015 au Centre d’Information des Nations Unies, avec la participation du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Congo, Son Excellence Anthony OHEMENG BOAMAH, du Ministre en charge de la jeunesse et de l’éducation civique, M. Anatole Collinet MAKOSSO, et de l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud au Congo, Son Excellence Richard BALOYI.

L’Ambassade d’Afrique du Sud a pour la circonstance rendu hommage à Nelson MANDELA, disparu il y a deux ans.
Prélude à cette Journée Internationale des Volontaires, le Programme des Volontaires des Nations Unies, France Volontaires, l’Ambassade d’Afrique du Sud, l’Association Congolaise du Bien-être Familial, l’Association des Jeunes pour l’Environnement, International YouthFellowship, l’Association Afrique sans Frontière, les Scouts et Guides du Congo, Synergie pour la Prévoyance Juvénile, le Conseil National de Jeunesse du Congo, le Corps des Jeunes Volontaires du Congo, l’ONG BuildHealthAfrica et le Léo Club Brazzaville Kimia, ont participé le 04 décembre 2015, à une activité de plantation d’une centaine d’arbres dans l’arboretum du Service National de Reboisement, situé dans la forêt de la Patte d’Oie.
Leurs Excellences, le Représentant  Résident du PNUD, Coordonnateur du Système des Nations Unies, M. Anthony OHEMENG BOAMAH, et l’Ambassadeur d’Afrique du Sud au Congo, M. Richard BALOYI, ont rehaussé de leur présence à cette activité de planting d’arbres parmi les jeunes.
Le mot de bienvenu dans ce site à l’endroit de ces illustres personnalités a été prononcé par M. Gaston BOULINGUI, en sa qualité de Chef d’agence du Service National de Reboisement à Brazzaville.  Cet arboretum a-t-il déclaré, a été créé en 2005 sur une superficie d’environ 20 ha pour des raisons d’ordre scientifique, didactique et surtout conservatoire des essences forestières locales et exotiques. Il comporte en son sein des blocs homogènes et hétérogènes.
 Par contre, le planting de ce 04 décembre 2015, a-t ’il poursuivit, s’effectue sur un terrain d’une superficie de 1593 m2 soit 0,15 ha. L’essence forestière retenue est le Mellitia-Wengué ou bois de fer dont la densité à l’hectare est de 916. Le nombre total de plants mis sous  terre est de 130.  
Pour l’association France Volontaires, cette activité est une occasion de promouvoir et sensibiliser un grand public sur la COP 21 qui se tient actuellement à Paris en France, mais aussi montrer l’engagement des gouvernements sur les questions  de changement climatiques et la lutte contre le réchauffement de la planète.
Cet évènement offre aux jeunes, volontaires et organisations de volontaires, l’opportunité de travailler ensemble sur des projets et des campagnes de sensibilisation afin de promouvoir le volontariat et surtout lutter contre la pauvreté, tant sur le plan national qu’international.
« Au travers du volontariat, les individus peuvent influencer le programme de développement durable en mobilisant et en interpellant les gouvernements et les communautés. A travers le monde, les volontaires auront un rôle central à jouer dans la réalisation des nouveaux Objectifs de Développement Durable (ODD). Ces nouveaux dix-sept (17) objectifs mondiaux ont été adoptés en 2015 par les Etats membres de l’ONU pour mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et l’injustice et faire face au changement climatique d’ici à 2030. Le volontariat a le potentiel de faire du développement durable, une réalité à l’échelle planétaire, une action après l’autre ».

Aurélien-Després TATY




29eme édition de la Journée Nationale de l’Arbre : le Gouvernement appelle à une mobilisation nationale contre la déforestation



« Luttons contre la déforestation en plantant des arbres ». C'est sous ce thème que la République du Congo a célébré la 29ème Journée Nationale de l'Arbre le 6 novembre de cette année 2015. A cette occasion, le gouvernement par la voix du Ministre de l'Economie Forestière et du Développement Durable, M. Henri DJOMBO, a délivré un message à travers lequel il a invité les Congolais à accomplir leur devoir civique en plantant des arbres. C'est dans cette optique qu'une opération de planting des arbres a eu lieu au site officiel de Bambou Mingali dans la Sous-Préfecture d'Ignié, département du Pool.

 

L'opération de planting des arbres pour Brazzaville au site officiel du Programme National d'Afforestation et de Reboisement (PRONAR) à 70 km au nord de Brazzaville, a été placée sous le patronage du Président du Sénat, M. André OBAMI-ITOU. Elle a connu la participation de tous les corps constitués de l'Etat. La Présidence de la République, le Gouvernement, les Chambres du Parlement, différentes Institutions et  Administrations ainsi que les représentants de la société civile. Ils  ont tous répondu présents à Bambou Mingali où, une superficie de 15 hectares a été réservée pour le planting populaire avec comme espèce : l'acacia auricuhformis. 

Cette essence exotique à croissance rapide, se distingue par sa qualité d'amélioration du sol. Bon bois d'œuvre, de chauffage et d'énergie, aux écartements de 3,5m. x 2,5m. soit 3,5m. entre les lignes et 2,5m. sur les lignes. D'une densité à l'hectare de 1 143 plants. Le nombre total de plants couvrant cette superficie est de 17 145 plants.

En dehors de Brazzaville, les opérations de planting officielles ont également eu lieu dans d'autres départements du pays où sont implantées les stations de pépinière du Service National de Reboisement (SNR).

En marge de cette opération de planting officiel, le gouvernement de la République, par la voix du Ministre de l'Economie Forestière et du Développement Durable, M. Henri DJOMBO, a invité les départements administratifs, les collectivités locales, les entreprises, la société civile et les familles, à inscrire dans leur programme annuel les opérations à réaliser et se mobiliser afin que les citoyens membres de leurs structures respectives accomplissent leur devoir civique. Il en est de même de l'entretien et du suivi des arbres et des plantations mises en place à cette occasion, car la célébration de la Journée Nationale de l'Arbre ne doit pas se limiter au seul site où le chef de l'Etat procède au planting, a-t-il insisté dans son message.

En montrant l'importance et la nécessité des opérations de boisement et de reboisement  dans notre pays, le ministre Henri DJOMBO a évoqué dans son message, entre autres, les produits en bois, les produits non ligneux et les services éco-systémiques que la forêt fournit à l'humanité, tels que la séquestration ou l'absorption de gaz carbonique, l'émission d'oxygène nécessaire à la vie sur terre, la couverture des sols etc.

Ainsi, le Ministre congolais en charge des forêts a déclaré qu'en plantant les arbres, nous  en augmentons le nombre et remplaçons ceux abattus. Donc nous améliorons la capacité nationale  de séquestration de carbone et luttons ainsi contre la déforestation et le changement climatique. Il a indiqué que selon la FAO, « environ 17 000 ha. de forêts sont détruites chaque année dans notre pays du fait des défrichements occasionnés par l'agriculture sur brûlis, la récolte du bois de chauffe, la production du charbon de bois, les incendies de forêt, l'exploitation minière et l'ouverture des routes ». A cet effet, il a ajouté : « Si nous plantons chaque année 17 000 ha., nous atteindrons le niveau zéro de déforestation et réduirons  ainsi totalement notre empreinte écologique ». Ce serait alors un objectif noble à atteindre. 

Le ministre Henri DJOMBO a par ailleurs balayé le paradoxe en soulignant qu'en dépit du fait que le Congo dispose d'importants couverts forestiers de près de 67% du territoire national, les opérations de boisement et de reboisement constituent au même titre que les énergies renouvelables, le traitement des déchets, l'éco-construction, la pêche responsable et l'agriculture écologique, les actions motrices pour l'émergence d'une Economie Verte en République du Congo.

Enfin, conformément à la loi, le ministre congolais a invité chaque citoyen à planter selon son choix, le 06 novembre, au moins un arbre d'essence forestière ou d'espèce fruitière.

 

Auteur : Hubert Serge BINKOUNDA

 

 


Boisement et reboisement : les grandes étapes de la sylviculture en République du Congo



M. Léon Joseph SAMBA, Chef de Service Sylviculture et Agroforesterie.

La sylviculture définie comme l'ensemble des techniques de production des plants forestiers, de préparation des sols, de mise en place, d'entretien, de conduite et de traitement des formations ligneuses créées artificiellement ou existant naturellement, est un atout pour la République du Congo, dont les forêts font l'objet de plusieurs usages et enjeux de portée nationale et planétaire.

En effet, la République du Congo est un pays du Bassin du Congo, le deuxième poumon forestier du monde après l'Amazonie. 65% de la superficie du Congo est occupée par la forêt soit 22,5 millions d'hectares du territoire national. Les forêts congolaises représentent 10% des forêts d'Afrique Centrale et 12,3% des forêts d'Afrique. Les savanes observées dans le centre et le Sud Ouest du pays occupent 12 millions d'hectares soit 35% du territoire national. Malgré leur rythme intense d'exploitation surtout dans la partie méridionale du pays, les forêts congolaises constituent une richesse inépuisable pour les générations actuelles et futures lorsqu'elles sont gérées rationnellement. Le taux de déboisement estimé est faible soit  0,07%.

Depuis quelques années, la République du Congo s'est lancée dans la gestion durable des forêts à travers les programmes d'aménagement des concessions forestières, de boisement et de reboisement. Ceci pour non seulement préserver la richesse forestière mais aussi pour contribuer à la lutte contre les changements climatiques et la dégradation des terres. Des progrès considérables sont notés en République du Congo dans le cadre de la gestion de sa réserve forestière. Ces progrès se traduisent par le fait que sur cinquante concessions forestières  que compte le Congo : 9 concessions sont aménagées soit 25%, 4 concessions sont certifiées, 20 concessions sont en cours d'aménagement soit 37%, 21 concessions non aménagées soit 34%. Le Congo dispose de 17 aires protégées qui couvrent 4.528.418 hectares soit 13,2% du territoire national.

S'agissant de la sylviculture au Congo, elle a commencé depuis les années 1930. Plusieurs programmes de sylviculture (boisement et reboisement) ont été lancés dans le pays. Trois grandes étapes ont marqué la sylviculture au Congo. 

Il s'agit de la mise en place en 1937 des premières parcelles de reboisement en "Limba" dans le Mayombe et d'autres plantations à caractère commercial. En 1974, le Congo a mis en place une technique de bouturage de l'eucalyptus  qui a permis la multiplication végétative des meilleurs phénotypes et la mise en place des plantations coloniales. Un programme d'enrichissement des forêts dans les concessions forestières a été lancé en 1996, à travers les Unités Pilotes d'Aménagement de Reboisement et d'Agroforesterie (UPARA) dans le cadre d'un partenariat entre le ministère en charge des forêts, le Service National de Reboisement (SNR) structure technique en charge des questions de sylviculture et les sociétés forestières contractantes.

Le Service National de Reboisement a été crée par Décret n° 89/042 du 21 janvier 1989. C'est un service public doté d'une autonomie de gestion,  sous la forme d'une régie. Le SNR est représenté par 11 stations, 2 agences, 2 Unités Pilotes d'Aménagement de Reboisement et d'Agroforesterie (UPARA), 2 pépinières modernes et 6 pépinières départementales. Le SNR a pour missions principales la reconstitution du patrimoine forestier national afin d'en assurer la pérennité et la création des massifs forestiers artificiels à base des essences exotiques à croissance rapide pour les besoins de l'industrie et des services.

En 2004, outre sa mission principale de création des grands massifs forestiers, le SNR s'est vu confier la mission d'assurer la promotion d'une assistance technique pour la fourniture du matériel végétal et d'intrants à l'endroit des ONG et des privés.

En 2011, le Congo lance le Programme National d'Afforestation et de Reboisement (PRoNAR) une initiative du Chef de l'Etat Denis SASSOU NGUESSO. L'objectif de ce programme est de planter un million d'hectares d'arbres en 10 ans, à raison de 100.000 hectares par an. 70% de cette superficie est réservée aux plantations industrielles, 20% aux plantations domaniales et 10% aux plantations petits producteurs.

En matière de sylviculture, la République du Congo a déployé des efforts appréciables notamment la mise en place de 65.000 hectares de plantation par le Service National de Reboisement (SNR) et la société Eucalyptus  Fibre Congo (EFC), dont 55.000 hectares en savane constitués essentiellement d'eucalyptus et de pins, et 10.000 hectares en forêts dégradées avec une prédominance en  Limba et Okoumé.

A partir de 1996  un programme pilote de régénération des forêts dégradées et de conduites des jeunes peuplements naturels dans les concessions forestières a été lancé à travers les UPARA. 600 hectares de forêts ont été déjà enrichis.  

De 1995 à 1996 dans le cadre du projet OUA intitulé « Appui à la lutte contre la désertification et la sécheresse », le SNR a apporté une assistance et un encadrement aux ONG qui ont mis en place près de 400 hectares de forêts villageoises.

Le SNR a, par ailleurs, encadré des promoteurs privés  qui ont crée de 325 hectares de plantation, soit 210 hectares de forêts privées et 115 hectares de vergers.

L'institution de la journée de l'arbre en 1986 a permis de mettre en place une superficie de 550 hectares au cours des premières 25 journées de l'arbre. Signalons que la journée de l'arbre est célébrée officiellement au Congo le 6 novembre de chaque année sur toute l'étendue du territoire national. Toutefois, selon les spécificités climatiques de chaque département, le planting peut être décalé dans le temps.

Malgré les efforts appréciables déployés, la sylviculture au Congo pose un certain nombre de problèmes qui s'articulent autour des points suivants : le contraste entre les forêts du Sud Congo et celles de la partie Nord du pays. En effet, les forêts du Sud Congo qui sont mises en valeur depuis les années 1930 ont fait l'objet d'une exploitation intense qui se traduit par leur dégradation. Par contre, le secteur forestier du nord dispose encore d'importantes ressources forestières et fait l'objet d'une exploitation moins intense et sélective, ce qui à terme pourrait entraîner une raréfaction des essences principales comme le Sapeli, le Sipo, et l'Ayous.

Des sept concessions forestières aménagées et gérées par les sociétés BOIS et PLACAGES de LOPOLA, CIB, MOKABI S.A et IFO, seules trois Unités Forestières sont dotées d'un plan d'aménagement, et certifiées (Pokola, Kabo et N'gombé).

Les efforts en matière de reboisement restent encore très insuffisants et la pérennité de la ressource n'est garantie que par la régénération naturelle. C'est pourquoi, il est nécessaire de généraliser la mise en œuvre par les sociétés forestières, des programmes d'enrichissement des forêts exploitées sur la base de l'expérience des UPARA. Les premiers résultats obtenus au niveau des UPARA sont très encourageants. Ils nécessitent d'être accompagnés par la recherche afin de maîtriser l'écologie et la sylviculture des principales essences locales, et mettre au point du matériel végétal approprié de régénération ; la stratégie de développement des plantations villageoises définie en vue de freiner la destruction des forêts par la production de bois de chauffe et du charbon de bois, manque de programme à court et moyen terme, sur lequel devrait se baser toutes les activités de sylviculture ; le développement des programmes d'afforestation n'est pas accompagné d'un programme soutenu d'entretien de plantations, ce qui entraîne le parcours des plantations par des feux et partant, la diminution de la qualité du bois de plantation. 

Il convient de signaler que les "Limba" plantés dans les stations de MAMBIDI, de NGOUHA II et de LOUDIMA ne sont pas inventoriés et non valorisés. La journée nationale de l'arbre instituée pour permettre à tout congolais de participer et de contribuer à l'afforesterie et au reboisement révèle également quelques problèmes tels que : la faible participation des ONG, des associations et des citoyens ce qui ne permet pas d'atteindre les résultats attendus ; l'insuffisance des crédits alloués à l'organisation de cette journée qui ne permet pas d'entretenir  les plantations créées ; le retard dans le décaissement des fonds perturbe le calendrier établi ; le financement qui est assuré exclusivement par l'Etat est insuffisant au regard de l'ampleur des activités à réaliser ; la rigidité du droit foncier coutumier dans certains départements réduit les capacités de développer la foresterie communautaire par les ONG et les privés ; l'absence d'un plan national d'affectation des terres.

La stratégie actuelle développée en matière de sylviculture en République du Congo repose sur trois grands axes à savoir : la réorientation des missions du Service National de Reboisement (SNR) avec un accent particulier sur la création des forêts domaniales,  l'entretien des massifs, l'appui aux populations locales et ONG pour la promotion de la foresterie communautaire et à l'agroforesterie à travers la création des pépinières et la mise en œuvre des programmes de formation ainsi que la sylviculture en forêt dégradée. 

A travers la mise en œuvre du Programme National d'Afforestation et de Reboisement qui se consacre à l'assistance des acteurs dans la reconnaissance des périmètres propices aux activités de boisement et de reboisement et la maîtrise des mécanismes d'acquisition des terres. Enfin, l'acquisition des superficies supplémentaires de 22.000 hectares dans le Kouilou  et d'une superficie de 5000 hectares  situés dans le Niari. Des réponses peuvent être apportées aux problèmes que pose la sylviculture en termes de perspectives. Ainsi, les perspectives dans ce domaine se basent sur les stratégies suivantes :

  • En matière de développement de sylviculture proprement dite, il s'agit de diligenter l'élaboration du plan d'affectation des terres ; redynamiser les pépinières départementales et locales, optimiser la production des plants par la formation et le recyclage des pépiniéristes et l'affectation des moyens financiers adéquats ;  généraliser la mise en œuvre par les sociétés forestières des programmes d'enrichissement des forêts exploitées sur la base de l'expérience des UPARA ;  développer les plantations villageoises pour des besoins de bois de chauffe et de charbon de bois, en vue de freiner la destruction des forêts ; promouvoir l'agroforesterie en vue de sédentariser l'agriculture et  préserver les forêts ;  mettre en œuvre à court et moyen terme un véritable programme d'afforestation et de reboisement sur lequel va se baser toutes les activités de sylviculture ; développer un programme d'accompagnement par la fourniture du petit outillage, engrais et pesticides aux ONG, associations et privés ; impliquer la recherche aux activités menées dans les UPARA en vue de maîtriser la sylviculture des principales essences locales et de mettre au point des techniques appropriées de régénération ;  développer les programmes spécifiques et soutenus d'entretien des plantations par la promotion d'une sous-traitance en la matière ; développer des programmes d'inventaire du potentiel réel existant dans les massifs plantés.
  • En matière d'organisation des journées nationales de l'arbre : il faut impliquer les médias d'Etat particulièrement la Radio Rurale bien suivie en milieu paysan pour la sensibilisation des citoyens sur l'importance de l'arbre ; insérer un programme de formation sur l'environnement dans le programme de l'enseignement primaire et secondaire ; impliquer les artistes et musiciens à la célébration de la journée nationale de l'arbre à travers les chansons, les tableaux et les pièces de théâtre ;  renforcer les capacités d'intervention des services techniques du ministère en charge des forêts et celui de l'agriculture ; impliquer les confessions religieuses et les associations dans l'organisation et la célébration de la journée nationale de l'arbre ; diversifier les sources de financement autre que le budget de l'Etat ; promouvoir l'appui des ONG et associations pour la recherche des financements auprès des donateurs potentiels ; prendre en compte les titres de propriété et des baux emphytéotiques parmi les grandes garanties susceptibles d'assurer aux ONG et associations l'accès aux crédits pour le développement des pépinières et des plantations villageoises, de la foresterie communautaire, l'agroforesterie et l'arboriculture fruitière.  

 

Arsène YENGUITTA. (Source : Fiche sur la sylviculture et la recherche forestière en République du Congo. Par Joseph Léon SAMBA, février 2013).

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